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Un voyage de noces original: destination Finlande sur un e-bike FLYER.

De Meersburg, au bord du lac de Constance, jusque dans le Grand Nord avec un FLYER Série T. Klaus Johner s’est offert un voyage de noces original: un aller et retour jusqu’en Finlande sur son e-bike FLYER. Soit un total de 3760 km. À la date convenue, sa femme Johanna a pris l’avion pour Helsinki. Vous découvrirez dans l’interview ci-après comment Klaus est arrivé à destination, avant même son épouse, et ce qu’il a vécu durant son voyage.

Cher Klaus, comment t’est venue l’idée d’aller de Meersburg jusqu’en Finlande à vélo?

Ma grande passion pour le vélo m’a inspiré ce voyage. Je fais du vélo en tant qu’amateur depuis plus de 40 ans. J’avais toujours rêvé de partir pour un grand périple à vélo. Ce voyage en Finlande fut en quelque sorte un pèlerinage personnel. Il était clair dès le début que ma femme ne pourrait pas m’accompagner à vélo pour des raisons professionnelles. Elle prendrait donc l’avion au départ de Zurich. Ce qui est chouette, c’est que je suis arrivé à la maison de vacances en Finlande six heures pile avant que ma femme y arrive en voiture de location. C’était du parfaitement minuté!

Quelles furent tes différentes étapes? Pourquoi as-tu choisi cet itinéraire?

La première étape au départ de Meersburg traversait le Jura souabe et ne fut pas de tout repos. Au programme: 183,3 kilomètres et 1235 mètres de dénivelé. Avec en prime des températures fraîches et des averses parfois fortes. Ensuite, j’ai continué vers le nord, en passant par le Bade-Wurtemberg, la Bavière, la Thuringe, la Basse-Saxe, le Schleswig-Holstein. J’ai traversé l’Allemagne en six jours. Ensuite, j’ai emprunté la «Vogelfluglinie» au départ de l’île de Fehmarn. Je suis passé par Copenhague et je suis descendu à Helsingör, d’où le ferry m’a conduit jusqu’à Helsingborg, en Suède.

Le 9e jour, j’étais donc en Suède. J’ai poursuivi par de superbes paysages. J’ai traversé le sud de la Suède, jusqu’à Stockholm, puis j’ai pris le ferry à destination de Turku, en Finlande. De là, il me restait une étape d’une journée, du port jusqu’à l’île de Korsaari, où se trouvait notre maison de vacances.

Comment vous êtes-vous préparés à ce long voyage?

Le planning du mariage et du voyage de noces a commencé après ma demande en mariage à mon épouse Johanna, faite en septembre 2017. La date du mariage avait été fixée au 5 mai 2018. La lune de miel devait suivre. J’ai entamé mon voyage le lundi 14 mai à Meersburg. Je me suis occupé des préparatifs pendant environ sept mois au total. De quoi a-t-on besoin pour un si long voyage? Quel itinéraire choisir? Combien de temps serai-je parti? Combien de kilomètres par jour puis-je envisager? Les questions se bousculaient.

L’année passée, j’avais parcouru 10 000 kilomètres avec mon e-bike FLYER. Pour me préparer au mieux à mon long voyage, j’ai pédalé tout l’hiver. Avant de prendre le départ, j’avais déjà 4500 kilomètres au compteur. Je me sentais donc prêt à tout point de vue.

Tu as subi une lourde opération en 2017. Ce voyage est donc d’autant plus remarquable. Comment as-tu géré?

En 2011, on m’a posé une prothèse de la hanche et, en mai 2017, j’ai subi une deuxième opération. Cette dernière m’a donné un nouvel élan. Ma défunte mère avait coutume de dire que «faute d’exercice, on rouillait». M’en souvenant, j’ai voulu tout mettre en œuvre pour retrouver la forme. Après mon opération, j’ai effectué un séjour de trois semaines en rééducation durant lequel j’ai profité intensément de toutes les offres disponibles pour me rétablir. Une fois sorti et après en avoir discuté avec mes médecins traitants, il s’est avéré que mon FLYER Série T convenait parfaitement à mes besoins.

Dès le lendemain, j’étais en selle. Grâce à l’assistance électrique, j’ai pu faire ma première sortie à vélo, 65 kilomètres autour de lac d’Überlingen. Je m’entraînais quasiment tous les jours. Huit semaines après mon opération, j’ai pu effectuer mon premier grand voyage avec mon e-bike FLYER. Du lac de Constance à la mer du Nord, aller et retour. J’ai parcouru ces 1900 kilomètres en 13 jours.

Tu roules principalement en Allemagne ou tu es déjà parti à l’étranger?

Comme j’habite à Meersburg, sur le lac de Constance, je roule chaque semaine le long du lac et je passe forcément par la Suisse et l’Autriche de temps à autre. J’aime pédaler pendant mes vacances. J’ai déjà exploré à vélo Tenerife, Majorque, l’Andalousie, l’Italie, la Norvège, la Croatie, la France et la Slovénie. Je me suis même aventuré dans le massif du Taurus en Turquie, le temps d’une sortie de 110 kilomètres.

Si tu avais deux à trois semaines devant toi pour refaire une portion de ton périple, laquelle choisirais-tu?

Sans hésiter la section dans le sud de la Suède et dans le sud de la Finlande. J’y ai rencontré la nature à l’état pur. Avec au programme le calme, la solitude et des rencontres étonnantes avec de nombreux animaux sauvages. Avec mon appareil photo, j’ai pu immortaliser le glouton, des cerfs, des chevreuils, des renards, des oiseaux et des papillons de la région. J’ai fait 3500 photos au total durant mon voyage, que j’ai réunies dans un album de 178 pages. Fait remarquable: au cours de mes étapes, je ne rencontrais parfois personne pendant 40 kilomètres et encore moins de voitures. C’était une expérience tout à fait inhabituelle pour moi.

Hormis ton FLYER Série T: de quels objets pourrais-tu difficilement te passer durant tes voyages?

Pour moi, un téléphone portable est indispensable durant un si long voyage. S’il arrive quelque chose, on peut rapidement appeler du secours. Je pouvais raconter à ma famille et à ma femme comment se passait mon voyage et je rassurais tout le monde. En plus, je consignais quotidiennement mes journées sur mon portable et y joignais des photos et des informations précises sur le parcours. J’envoyais ce compte-rendu à mes amis et à ma famille via Facebook, WhatsApp et par e-mail. Je me servais aussi de mon portable pour m’orienter grâce aux deux systèmes de navigation que j’avais activés et pour enregistrer au mètre près le parcours par GPS grâce à une application supplémentaire.

Redoutais-tu quelque chose durant ce voyage?

Je craignais surtout une défaillance technique de mon e-bike. Mais le vélo a été formidable. Le profil de la route complexe, les centaines de kilomètres parcourus par monts et par vaux et les 19 000 kilomètres au total qu’affiche désormais le compteur ont forcément usé le matériel. J’ai cassé cinq rayons, mais j’ai pu les réparer sans problèmes en cours de route.

Quand je recherchais un e-bike FLYER en octobre 2016, j’ai opté pour le FLYER T8. Je voulais absolument un cadre bas du fait de mon opération de la hanche. La qualité de l’e-bike m’a d’autant plus ravi que ce vélo est, à mon avis, plutôt destiné à un usage urbain ou pour des randonnées, mais pas pour de longs parcours aussi ambitieux.

Quelle fut ta plus belle expérience durant ce voyage?

Ce fut la rencontre avec beaucoup de personnes intéressantes et les discussions que nous avons eues. Et aussi le calme et la décontraction pendant que je roulais à l’écart des routes encombrées. À la fin de mon voyage, j’ai pu dire fièrement que j’avais parcouru 3760 kilomètres à vélo, sans avoir jamais connu un seul embouteillage.

Prépares-tu une nouvelle aventure?

À la mi-août 2018, je pars aux Pays-Bas, longer la mer du Nord. Ensuite, je remonterai le Rhin par la piste cyclable, de son embouchure à Rotterdam jusqu’à sa source à Andermatt, en Suisse. Je planifie d’ores et déjà un autre voyage à vélo à destination de la Finlande pour l’année prochaine. Mais en empruntant un tout autre parcours.